- L'album l’équilibre instable mélange culture pop et culture
classique, est-ce la même chose sur scène?
Stanislas : « J'ai la chance d'être entouré sur scène d'une formation large pour cette
première tournée. Je pourrai donc coller au plus près de la dimension orchestrale de l'album.
On voit parfois des cuivres et des cordes sur des scènes pop, mais moins souvent des bois, un cor ou une harpe côtoyer les musiciens électriques traditionnels.
Nous recherchons une réelle osmose entre les différentes sonorités.
Les instruments "classiques" sont souvent le coeur de l'accompagnement.
Ils ne sont pas cantonnés à je ne sais quel arrière-plan "rétro" ! »
« ce qui est le plus important pour moi : transmettre le beau
et tenter de transporter l'auditeur.»
- À quel public t’adresses-tu?
« Je n'en ai pas la moindre idée !
La segmentation des publics est un outil marketing, pas un outil d'artiste.
Je sais que ma musique ne plait pas forcement à tout le monde. Mon public
est assez varié. Évidemment il y a sans doute davantage de femmes touchées
par cet album qui parle pas mal de sentiments. Mais elles ne sont pas les
seules à aimer ça, sans doute le disent elles plus volontiers que les hommes.
En tout cas, c’est un spectacle musical, pas une farandole de séduction à usage exclusif des femmes… »
- Et Stanislas sur scène? Chanteur ? Chef d’orchestre ?
« Je suis musicien. J'ai plusieurs cordes à mon arc c'est vrai, mais je ne cherche
pas à épater. J'utilise les moyens mis à ma disposition pour faire quelque
chose de joli, d'honnête, qui me plaise et qui est, je l'espère, émouvant.
En tant que chanteur, j'essayerai de ne pas laisser mon égo faire obstacle à ce
qui est le plus important pour moi :
transmettre le beau et tenter de transporter l'auditeur. »